Growth hacking : comment WhatsApp s’en protège ?

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La révolution digitale a suscité la naissance d’un nombre élevé de nouveaux concepts dans le monde des affaires et du management. L’un d’entre eux est le growth hacking, une stratégie marketing née aux Etats-Unis qui a permis à plusieurs startups de la Silicon Valley de réussir avec peu de moyens. Aujourd’hui, le growth hacking a plutôt mauvaise presse, notamment auprès des réseaux sociaux qui prennent des mesures pour restreindre ses effets. C’est le cas de WhatsApp.

< Growth hacking ou piratage de croissance >

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Le growth hacking ou pirater la croissance est un ensemble de nouvelles stratégies marketing, qui permet de booster la croissance quelque soit la manière et à moindre coût. C’est un concept originaire de la Silicon Valley, utilisé par les entreprises et notamment les startups du web, dans le seul but de maximiser la croissance, gagner en visibilité, faire croître le trafic, le chiffre d’affaires et les nombres d’abonnés.

Ces hackers utilisent des subterfuges informatiques appelés « hacks » pour obtenir des résultats marketing probants avec peu de moyens financiers. Ces astuces permettent de se procurer des adresses mail professionnelles sur LinkedIn par exemple, créer de faux comptes sociaux ou de faire du scrapping. Le scrapping consiste à extraire du contenu des données d’un site web par le biais de programmes informatiques pour ensuite les utiliser dans un autre contexte. Ces activités ne respectent pas toujours la déontologie.

< Des pratiques « interdites » qui ont fait beaucoup de tort à WhatsApp >

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Elles vont à l’encontre des règles établies par les réseaux sociaux sur lesquels elles génèrent de la viralité. Autrefois, utilisé par les startups comme stratégie marketing, le phénomène a désormais pris une autre ampleur. Tout le monde peut aujourd’hui avoir recours au growth hacking. Certaines personnes le pratiquent à des fins souvent discutables.

C’est le cas très médiatisé de WhatsApp avec 1,3 milliards d’utilisateurs dans le monde. En effet, le réseau social ayant constaté l’utilisation de sa plateforme dans des conditions peu légales a pris des mesures drastiques. Suite aux propagations de rumeurs, aux flux importants de publicités mensongères, WhatsApp a entrepris de limiter à 20 le nombre de personnes auxquels des messages peuvent être adressés.

En Inde particulièrement, premier utilisateur de WhatsApp à travers le monde, soit 200 millions d’abonnés, des mesures précises ont été appliquées suite à la désinformation qui y sévit. Le nombre de contacts à qui une personne peut transférer des messages a été restreint à 5.

< WhatsApp, une messagerie qui souhaite rester privée >

La suppression du bouton << transfert rapide >> qui a favorisée cette viralité est une des mesures phares prises par le réseau social en Inde. En effet, sur WhatsApp dans les autres pays, il existe une fonctionnalité très intéressante qui permet un transfert de messages ou des médias tels que la musique, les images, les vidéos, d’une discussion à l’autre. Cela se fait juste en 1 clic (ou 2 pour les messages qu’il faut sélectionner au préalable) sur la petite flèche tournée vers la droite.

Cependant, le réseau social, malgré lui, est devenu un canal puissant de divulgation de fake news. Ces fausses rumeurs ont causé dans ce pays une série de violences entraînant la mort d’une trentaine de personnes.

Selon WhatsApp, ces mesures certes ne résoudront pas entièrement le problème mais permettront de préserver le but initial de l’application : servir de messagerie privée. La mise en place de ces nouvelles politique débutera dans les pays où la viralité des fausses rumeurs ont des conséquences néfastes.